enzo & rosso, agence d'architecture, Toulouse & Muret, architectes et ingénieurs

Architecture Agence Blog Qualité et Innovation Biennale de Venise : Projet de l'Atelier d'Architecture Itinérant

Biennale de Venise : Projet de l'Atelier d'Architecture Itinérant

Marion MITTLER et Fanny VIDAL, architectes d'État, et collaboratrices de l'Agence Enzo&Rosso ont été selectionnées pour leur projet d'Atelier d'Architecture Itinérant.

 

Dans le cadre de la biennale de Venise 2016, quatre architectes, toutes diplômées de l'École Nationale supérieure d'Architecture de Toulouse, Maude ANTOINE, Alice LHOSTE, Marion MITTLER et Fanny VIDAL ont répondu à un appel à projet et ont été sélectionnées pour participer à ce projet. Ce collectif a ensuite diffusé au travers des écoles d'architecture l'appel à projet "Nouvelles du Front, Nouvelles Richesses". Leur contribution apparaîtra dans le pavillon français de la biennale de Venise et dans le catalogue.

Le projet :

L'Atelier d'Architecture Itinérant est un laboratoire mobile au sein duquel quatre exploratrices architectes sont parties à la rencontre des territoires ruraux et de ses habitants. Mise en place dans le cadre du projet de diplôme de fin d'études d'architecture, cette expédition a pris la forme d'une caravane-atelier qui est partie de Toulouse à Berlin pour 35 jours d'exploration productive dans des villages souvent délaissés des praticiens de l'architecture. 

La vocation de l'AAI est de réunir sur son passage le plus grand nombre de participants afin d'échanger sur le thème de l'architecture et de participer au processus de projet. Cette démarche alternative favorise la qualité de conception architecturale en mettant ses usagers au cœur de la fabrication de l'espace. 

Autour de la question de l'espace public en milieu rural et particulièrement de la place du village, la caravane-atelier s'est arrêtée dans les villages de Naucelles (Cantal, France), Commenailles (Jura, France), Ungersheim (Alsace, France) et Schönau (Schwarzwald, Allemagne). A chaque étape, des protocoles d'enquete et d'action ont été mis en place, toujours autour de la caravane, créant un appel et générant la curiosité des habitants. Une démarche de projet participatif s'est alors engagé, engendrant une architecture  participative qui va à l'encontre de la dichotomie architecte / client conventionnelle.

Les projets produits ont permis un processus d'engagement des usagers et donc une possibilité d'appropriation à long-terme, comme un vecteur de vivre-ensemble dans des campagnes en plein bouleversement. Cette démarche permet des réflexions sur l'architecture en milieu rural et permet aux petites communes de travailler avec ses habitants sur un brouillon de projet, sans vocation de pérennité mais avec la volonté de justesse, de proximité avec les usagers et au plus près des moyens disponibles (financiers, matériels, humains, culturels,...).